Equipement motoFlashbacks

Dans l’antre du diable

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A l’heure où certains sirotent encore des cocktails sur la plage, Jessie et moi sommes parties faire un tour chez l’un de vos équipementiers préférés en Italie.

Toujours aussi bien reçues par une équipe motivée par sa nouvelle collection fraichement disposée dans son magnifique showroom au design de dorsale, « il diavolo » nous révèle ses équipements à la technologie toujours plus évoluée pour une protection adaptée aux besoins de chacun d’entre nous.
Inutile de faire durer le suspense plus longtemps, nous sommes donc bien dans la zone commerciale de Vicenza, chez Dainese !

Après vous avoir sélectionné les nouveaux articles phares de la collection 2019, qui seront prochainement mis en ligne sur iCasque.com, et à l’issue d’un choix cornélien au vu de la quantité de modèles proposés, nous avons eu la chance de découvrir Les Archives, musée fondé en 2018 ou plutôt collection d’idées et d’expériences comme se plait à décrire la maison, véritables mémoires de l’histoire de Lino Dainese depuis 1972.

 

« DAR » Dainese Archivio : un saut dans le passé

Juste en face du showroom, nous traversons la route et nous retrouvons face à une grande façade blanche au logo noir endiablé. Passé ses portes, nous ne nous attendions pas Jessie et moi à nous retrouver face à tant de trésors.

Notre première approche se fait par l’ « History wall », le mur d’histoire comme son nom l’indique, qui retrace les évènements les plus marquants de l’histoire de Dainese, de ses pilotes, de sa Recherche et Développement. Une première découverte qui laisse présager la richesse de son histoire, tant les faits sont nombreux.

Face à l’histoire, nous découvrons le mur de l’évolution de son fameux logo. Ainsi le diable a fait l’objet de nombreuses propositions et déclinaisons depuis 1972, avant de devenir celui que bon nombre d’entre nous portons fièrement depuis 2005 sur nos blousons moto Dainese et autres équipements de la maison.

 

Le voyage commence

Après avoir franchis de nouvelles portes, nous entrons concrètement dans l’antre du Diable.

Nous sommes en 1968 et Lino Dainese entreprend un tour d’Europe au guidon de sa Vespa depuis Vicenza. Traversant différentes villes, c’est arrivé à Londres qu’il souffre de la piètre qualité de son pantalon en cuir, et, voyant également les autres équipements des motards, noirs, fades, tristes, sans protections, il lui vient alors l’idée de développer un pantalon répondant à leurs besoins. D’autant que la manufacture Italienne est réputée pour sa qualité de main d’œuvre, le voilà lancé dans les prémices de son aventure, qui prendra l’ampleur que nous connaissons tous. Ainsi en 1971, le premier pantalon motocross Dainese voit le jour. S’en suivra la création de sa première combinaison moto, qui ne sera pas équipée de protections.

 

La nature, source d’inspiration

C’est en s’inspirant de la nature, et notamment du homard, du tatou ou encore de la tortue que ce visionnaire développe alors sa première dorsale.
Dorsales qui prouveront leur efficacité sur le dos, entre autres, des célèbres Max Biaggi et Freddy Spencer.

La créativité de Lino, combinée à son désir d’élever la conscience des jeunes pilotes vers la protection le mènera à produire des équipements de plus en plus évolués.

 

« La forêt des combinaisons » ou le dressing de rêve de tout pistard passionné !


Après cette approche historique, nous arrivons vers une nouvelle porte. Quelle n’est pas notre stupéfaction en y entrant…
Telle la caverne d’Ali Baba, cette pièce révèle des trésors inestimables : les combinaisons moto de tous les pilotes y sont toutes entreposées et, fait très rare, peuvent être touchées et observées sous leurs moindres coutures, exposant les séquelles de leurs courses légendaires. Giacomo Agostini, Barry Sheene, Max Biaggi… Sans oublier notre favori Valentino Rossi, nous voilà Jessie et moi telles des gamines dans un magasin de jouets. Émerveillées !! Il faudra d’ailleurs nous en faire sortir, les autres membres du groupe nous attendant pour le reste de la visite…
Véritable joyau de ses « Archives », cette pièce hors du temps restera longtemps dans nos mémoires.


De retour dans l’allée principale, nous continuons à en prendre plein les yeux. Outre d’autres combinaisons conservées sous verre cette fois-ci, de Dieter Braun à Loris Capirossi en passant par celle de notre regretté Marco Simoncelli, nous pouvons également admirer les motos du Champion du Monde Giacomo Agostini ou encore celle de Max Biaggi.

Au cours de notre périple nous en apprenons un peu plus sur les casques AGV et, indissociable de son histoire, sur le casque de Valentino Rossi. Ainsi, sur la base du crâne de VR46, dont la maquette est entreposée sous nos yeux, la marque a créé les standards de ses casques. Un casque moto qui se construit de l’intérieur vers l’extérieur, pour obtenir le casque le plus petit possible et le plus protecteur.

Gants, bottes, sliders, protections… Au sein des Archives Dainese notre soif de connaissance est assouvie ! Notre visite continue et s’enchaînent ensuite différentes parties, comme le Tourist Trophy et les restes de l’équipement de Guy Martin qui lui a sauvé la peau lors d’un spectaculaire accident; le Dakar avec ses vestes encore imprégnées de sable; l’espace LAB ouvert aux étudiants pour une transmission du savoir aux jeunes générations; sans oublier les autres sports dans lesquels Dainese est présent : le ski, le vélo, l’équitation ou encore les divers secteurs où la marque développe son marché : le génie civil, les protections pour les camions et même les personnes âgées…

Enfin, après en avoir un peu plus appris sur l’évolution du premier airbag et de son algorithme, Jessie ne résistera pas à se prêter au jeu du déclenchement de l’airbag lors d’un crash test. Heureusement pour elle ce n’était qu’une simulation sur un écran…

La visite touche à sa fin, merci à l’équipe Dainese et à Vincent qui nous a permis de faire ces belles découvertes. Si vous passez à Vicenza, le DAR Dainese est une visite incontournable, validée par iCasque ! 😉

Au fait, saviez-vous que Dainese avait également partagé son savoir-faire et sa technologie avec la NASA ?
Décidément son développement n’a aucune limite, car finalement, du bitume à l’espace il n’y a qu’un pas !

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