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Acheter une moto d’occasion : les points à vérifier

Echange-clé

Que ce soit ton premier achat ou le 10e, les mêmes règles d’inspection sont à suivre si tu veux ne pas te faire avoir lors de l’achat d’une moto d’occasion. Le risque de te faire pigeonner est bien réel… Acheter une moto est souvent une affaire passionnelle et, comme dans toute chose faite avec passion, on est malheureusement parfois aveugle à certains signes ! Bref, tu as craqué pour telle machine et pas question de t’en faire démordre ! Admettons. Mais pour profiter vraiment de ton nouveau jouet, réflexions et examens s’imposent avant l’achat. Voici ce que tu dois impérativement respecter pour éviter les regrets !

La recherche de la bonne occasion

Acheter une moto d’occasion commence par une bonne recherche. Si tu n’es pas encore décidé sur un modèle, essaie de trouver des comparatifs sur des sites ou magazines spécialisés qui pourront t’aider à finaliser ton choix. Et si ton choix n’est pas arrêté, c’est peut être la bonne affaire qui t’aidera à te décider ! Quoi qu’il en soit, il va tout d’abord falloir te renseigner sur la cote de l’occasion du (ou des) modèle(s) en question afin de savoir à quel prix tu peux le trouver en fonction de son millésime et de ses kilomètres.

Où chercher ? Que tu souhaites passer par un garage ou un particulier, aujourd’hui, ça se passe sur internet (même les garages mettent des annonces pro sur internet) ! Plusieurs sites te permettront de trouver ton bonheur, et n’hésite pas à rejoindre des forums, voire même si tu es un utilisateur de Facebook, à rejoindre des pages dédiées à ton modèle. Tu y trouveras des annonces, des conseils, tu pourras même voir si des possesseurs se plaignent souvent des mêmes problèmes… Et tu pourras échanger facilement avec eux.  

Ça y est, tu as trouvé ? Le choix du cœur, du porte-monnaie (et/ou du banquier) et de la raison (on oublie l’hypersportive de 200 ch direct après les 2 ans de permis A1 et son bridage à 34ch… Tu as le temps pour t’asseoir sur la cavalerie au grand complet !). Appelle le propriétaire ou le garage pour signifier ton intérêt et poser quelques questions. Le ton de l’échange et le sérieux des réponses de la personne au bout du fil t’en diront déjà long… Si le contact est bon et que tu ne dors plus à l’idée de l’avoir dans ton garage, il est temps d’appeler ton assurance pour savoir si elle accepte de t’assurer sur ce modèle et si oui, pour quel tarif. Ton assureur se frotte les mains à l’idée de ce nouveau contrat ? Alors tu peux appeler le propriétaire ou le garagiste pour enfin la voir !

Sur place

Évite de te rendre seul au point de rendez-vous et emmène avec toi un(e) ami(e) qui a, de préférence, de bonnes connaissances mécaniques si tu n’es pas le roi de la clé BTR.

Première chose à faire, inspecte l’état général de la moto et sa conformité avec l’annonce. Si possible ne fait pas l’état des lieux avec une moto calée contre un mur dans un garage mal éclairé… Tu dois pouvoir tourner autour et la voir comme il faut ! Ne te fait pas avoir par des carénages flambant neufs : Devil is in the details… Le Diable se cache dans les détails, il va falloir prendre le temps (et si le vendeur te dit « pas besoin, tu peux acheter les yeux fermés », ce sera au contraire le moment de les avoir bien ouverts !). Vérifie que les clignotants, feux de position, feux stop sont fonctionnels. Fait attention à la corrosion notamment si la moto a été exposée au sel répandu sur la route en hiver ou si elle dort dehors en bord de mer. Faute d’un nettoyage régulier, la corrosion engendrée est irréversible… L’état général te semble correct, alors c’est parti pour les contrôles spécifiques :

  • Le moteur

Une pratique courante : chauffer la mécanique avant la visite de l’acheteur pour limiter tout défaut de mise en route. Si c’est le cas, tu pourras rapidement t’en rendre compte si la température affichée est de plus de 60°C (pour peu qu’elle soit indiquée). Met la moto en marche toi-même. Après avoir tourné la clef de contact (ou le switcher pour une moto de piste avec un faisceau racing), les voyants doivent s’allumer franchement. Coup de pouce sur le démarreur et là, ça doit démarrer quasi au quart de tour. Le voyant d’huile (pression et/ou niveau) doit s’éteindre. Un coup de gaz : le moteur ne doit pas hésiter. Passe ton chemin au moindre claquement sinistre ou cliquetis inquiétant, ou face à une fumée épaisse noire ou brune à l’échappement (à froid, des volutes blanches sont normales).

  • Batterie 

L’idéal est de démonter la selle pour vérifier son état si ce n’est pas un modèle récent que tu achètes ou si le moteur a peiné à démarrer. Vérifie qu’il n’y a aucun dépôt blanchâtre sur les cosses, ni dépôts dans les recoins du bac à batterie. Un petit test donne une idée de sa santé. Il suffit, avec le contact mais moteur arrêté, de passer rapidement du code au phare et vice versa. Le changement doit être instantané. S’il y a un retard, même léger, la batterie est mourante…  Avec le moteur en marche, un coup de gaz doit faire changer l’intensité du phare si l’alternateur recharge correctement la batterie. Les plus aguerris pourront même contrôler l’état de la batterie avec un voltmètre pour ainsi voir l’état du régulateur.

  • Les freins

La vérification commence par l’état du levier, du maitre-cylindre et du bocal de liquide. A la recherche de fuite, marques ou rafistolage… Mais la vérification ne s’arrête pas là, il va falloir te pencher pour regarder les plaquettes et les disques. Les plaquettes doivent avoir de la garniture encore bien visible. Côté disques, l’idéal est d’avoir un pied à coulisse à disposition pour mesurer leur épaisseur. Tu trouveras la côte mini utilisable indiquée sur le disque. Pense également à vérifier l’aspect du disque qui doit être net, sans larges stries (passe ton doigt dessus à la recherche de stries qui creuseraient des gorges). Enfin, si la moto possède une béquille centrale ou que tu peux la mettre sur une béquille d’atelier, soulage l’avant (demande au proprio ou à ton/ta pote d’appuyer sur l’arrière), fait tourner la roue manuellement et freine plusieurs fois pour vérifier le bon fonctionnement des freins, puis vérifie que tes disques ne sont pas voilés en faisant tourner la roue et en apposant un point fixe (crayon par exemple) sur la périphérie du disque.

  • La fourche

Pendant que tu as la roue avant en l’air, profites-en pour regarder l’état de la fourche ! Tourne le guidon de butée à butée, le moindre point dur signifie que les roulements sont cuits. Débéquille la moto et enfonce puis lâche la fourche pour vérifier que les tubes remontent naturellement. Aucune trace d’huile ne doit être visible au niveau des joints spi de fourche. Vérifie que les réglages d’ensemble ne sont pas en bout de course et que les molettes et autres vis de réglage ne sont pas massacrées par des coups de clés malheureux. Vérifie également sur le té de fourche inférieur que les butées de direction ne sont pas cassées ou fissurées, ce qui est souvent un signe de chute.

  • Embrayage

Si tu es tombé sur le roi du Stunt, les wheelings à répétition vont mettre à mal l’embrayage… Essaie de te renseigner sur le profil du propriétaire (un petit tour sur les réseaux sociaux peut t’en apprendre beaucoup sur ses activités dominicales sur le parking du supermarché du coin…).
La vérification est simple sur les motos dont l’embrayage est commandé par câble. Il doit toujours y avoir une garde et elle doit être d’environ 5 mm. Vérifie côté moteur (à droite) que le tendeur de câble n’est pas arrivé au maxi. Sur les motos dont l’embrayage est commandé hydrauliquement c’est moins évident, car il n’y a pas de repère visible mais le levier doit être fluide et non dur et irrégulier dans sa course (ainsi que le liquide dans le bocal propre). Il faut donc faire l’essai en roulant (si c’est possible…). Mets-toi en 6ème (ou 5ème) à 5 000 tr/mn et accélère franchement. Si tu vois l’aiguille du compte-tours grimper d’un coup sans que la moto accélère franchement, l’embrayage est mort. C’est le patinage permanent et sa réfection s’impose. Impossible à ce moment de savoir si les seules garnitures sont hors service ou si la cloche d’embrayage en a aussi pris un coup… A ce stade, soit tu passes ton chemin, tu demandes un devis ou tu négocies le prix !

  • Vitesses

L’embrayage est ok ? Alors attaque toi à l’état de la boite. L’idéal est de faire deux tests de boite : un avec passage des vitesses à l’arrêt et un en roulant. Pour l’essai à l’arrêt, le moteur doit être arrêté, il faut faire passer les vitesses à la main en faisant tourner la roue arrière manuellement pour les aider à passer (à condition d’avoir une béquille centrale ou d’atelier). Puis durant l’essai routier de la moto, monte et descend plusieurs fois toutes les vitesses. Des à-coups lors de ces manœuvres, des vitesses qui « décrochent », ou de faux point mort pourraient laisser penser qu’il y a des réparations à prévoir… Si la moto est équipée de shifter (up ou up and down pour les modèles plus récents) et que c’est la première fois que tu l’utilises, sache qu’un shifter doit s’utiliser préférentiellement dans les tours, demande donc au proprio comment il l’utilisait (avec une question ouverte du genre : « une fois que tu as passé la première, tu ne touches plus à l’embrayage ? »  S’il te répond qu’à bas régime il préfère embrayer, tu as devant toi un proprio qui fait attention à la mécanique).

  • État des pneus

Leur état sera peut être précisé sur l’annonce, quoiqu’il en soit, tu vas devoir les regarder attentivement. La profondeur minimale légale des sculptures des pneus pour une moto de route est de 1 mm, mais on est d’accord qu’il faudra prévoir un changement au plus vite dans ce cas. Si tu achètes une « vieille », tu penseras à t’assurer que les pneus n’ont pas le même âge que la moto. Pour cela, tu dois trouver le DOT sur le flanc du pneu, c’est une suite de 4 chiffres entourés présente sur le flanc, qui va te renseigner sur la date de fabrication du pneu. Un DOT qui indique 1202 t’indique que le pneu a été fabriqué la 12ème semaine de 2002, et aussi qu’ils sont trop vieux ! Un pneu qui a plus de 5-6 ans te donne matière à discuter le prix en vue du changement à prévoir ! Tu regarderas également si l’usure n’est pas la même entre les deux roues (un côté plus abimé que l’autre), cela pourrait être dû à un problème de bras oscillant ou de fourche.

  • La transmission

Tu as choisi une machine à cardan ou à courroie ? Je t’épargne ce paragraphe et t’invite au suivant. Si ta future possède une chaine, il va falloir prendre le temps de l’inspecter. Trop tendue, une chaîne endommage les axes de pignon de sortie de boite et ses joints. Une chaîne détendue peut avoir endommagé le bras oscillant et les traces ne sont pas faciles à voir, car cachées par le cadre. Fait tourner ta roue arrière à la recherche de point dur ou de maillon rouillé qui seront synonymes de changement à prévoir. Tu peux également jeter un œil à l’état des dents sur la couronne. Et pour finir, je te conseille, quitte à être à quatre pattes, de regarder l’état des écrous des tendeurs de chaine qui peuvent souvent être maillés et là, bonjour la galère pour faire les réglages…

  • Les roues/jantes

Tu peux déjà regarder l’état des jantes à la recherche d’éclat de peinture, mais ne t’alarme pas au moindre éclat, ils sont juste souvent la conséquence des changements de pneus. Par contre, si tu vois un léger enfoncement ou bosse, ta roue est voilée, mais attention, le voilage n’est parfois pas perceptible sans faire tourner ta roue. Fait la donc tourner à vide près d’un repère fixe (un comparateur avec son support aimanté est idéal, sinon le même crayon que tu as utilisé pour le voilage des disques). Si tu constates un voilage, sache qu’il est possible de faire dévoiler une roue mais que bien sûr, ce n’est pas gratuit… Et si tu as entendu un bruit régulier quand tu la faisais tourner, c’est surement un problème de roulement de roue.

  • Visserie

Comme je te l’ai déjà mentionné, il est important de vérifier l’état de la visserie. Des vis usées, une tête d’écrou usinée dénoncent des démontages fréquents et seront synonymes de galère au démontage. Regarde donc l’ensemble de la visserie apparente (axe de roue compris) qui ne doit pas avoir été maltraitée par un apprenti mécano ou un pro peu sérieux. Tu pourras également regarder si les vis du moteur (carter notamment) sont bien les mêmes ou alors toutes différentes… Cela te permettra de savoir que le moteur a déjà été ouvert.

  • Et pour une moto de piste ?

Si tu achètes une moto qui n’a fait que de la piste, tu vas devoir surveiller exactement les mêmes points que mentionnés ci-dessus ! Tu seras peut être encore plus vigilant à la recherche de stigmates de chutes (araignée recollée, traces typique du gravier sur le cadre, boucle arrière légèrement tordue, cale-pied et levier de frein/embrayage rabotés, butées de direction…). Si elle est équipée de poly, demande à les déposer pour bien voir le cadre et aussi le faisceau électrique de la moto. Tu prendras également garde à l’entretien qui doit être bien plus régulier (5000 bornes de piste et c’est moteur ouvert !).

  • Et pour une moto RSV ?

Si tu cherches une moto de piste, tu es peut être tombé sur des annonces intéressantes de moto en RSV. La procédure RSV, quésako ? Une moto en RSV est une moto dont la valeur des réparations à la suite d’un sinistre se monte à un coût supérieur à la valeur de la moto. Lorsqu’une moto a été accidentée et que l’assureur considère que le coût de sa remise en état est plus élevé que la valeur marchande de la moto, l’assureur refuse en général de prendre en charge les réparations et propose à l’assuré une somme qui correspond théoriquement à la valeur du véhicule sur le marché. L’épave appartient alors à l’assureur qui la revend à un casseur. Casseur qui peut la détruire pour récupérer les pièces ou la revendre pour une remise en état. Si tu comptes la réparer toi même dans l’espoir de ré-obtenir une carte grise, oublie. La réglementation est désormais très contraignante et nécessite une validation par expert ce qui rend l’opération moins rentable… Bref, l’avantage d’une moto en procédure RSV : son prix ! Les inconvénients: elles sont interdites sur grand nombre de compétitions et sont assez difficiles à revendre… Mon conseil : achète une moto avec une carte grise !

Essai moto

Tu as bien fait le tour, pas de loup a priori et le proprio veut bien que tu l’essaies ? Prends le temps de tester séparément les organes principaux : frein avant, frein arrière, embrayage, boite de vitesse, montées en régime rapide, décélération rapide…
Vérifie la partie cycle en enchaînant des prises d’angle gauche-droite (comme au slalom du permis), et pour finir, une petite longueur sans les mains, histoire de vérifier l’équilibrage de la moto.

Si le vendeur refuse de te faire essayer la moto en solo (c’est peut être une version piste qui n’est plus homologuée pour un essai sur route) ou de te servir de passager, il va donc falloir être très méticuleux sur les inspections la moto béquillée…

Après essai moto ou inspection

C’est le moment de discuter sérieusement avec le vendeur, à partir des constatations et ressentis avant et pendant l’essai si il y a eu essai. Et attention à poser des questions ouvertes !
Si tu demandes à un vendeur : « est-ce que vous avez bien entretenu cette moto ? », « jamais de wheelings ? », « vous vidangez l’huile régulièrement ? », « laissez-vous chauffer la moto avant de rouler ? »… Il y a de grandes chances qu’il réponde ce que tu veux entendre. Pose lui plutôt des questions ouvertes, quitte à passer pour un novice. Du genre : comment faire la vidange d’huile moteur ou juste le niveau ?  Comment faire chauffer le moteur avant les départs à froid ? Tu peux aussi jouer un peu la comédie si tu as des doutes sur l’utilisation du proprio et si son garage est rempli de poster de Jorian Ponomareff ou Julien Welsch (stunters pro). Dis que tu as envie d’apprendre à faire des wheelings, des burns, des stoppies… Si le vendeur t’explique comment faire, il est très probable qu’il en faisait avec la moto, ce qui va vite te renseigner sur sa manière de conduire.

Vérifier les documents nécessaires à la vente

Demande le carnet d’entretien (profites-en pour vérifier le kilométrage) et les factures complémentaires, vérifie l’adéquation entre le kilométrage affiché et l’état de la moto (le compteur est-il d’origine ?).

Il va falloir aussi vérifier la carte grise. Il est important de s’assurer que la personne titulaire de la carte grise du véhicule est bien celle qui propose la moto à la vente. Toujours sur la carte grise, il est possible de lire au maximum 3 dates qui peuvent te permettre d’avoir une petite idée sur l’historique de cette moto (si ce n’est pas précisé par l’acheteur) :
– « date de 1ère mise en circulation » ;
– « date » qui est la date à laquelle la carte grise au nom du propriétaire actuel a été établie ;
– « date et N° certificat précédent » qui va mentionner la date à laquelle l’immatriculation précédente à celle du propriétaire actuel a été établie.

Il est important de comparer ces 3 rubriques.

Si les zones « date de 1ère mise en circulation » et « date et N° certificat précédent » font apparaître la même date tandis qu’une date différente figure dans la zone « date », il s’agit d’un véhicule ayant eu deux propriétaires différents.
Si les dates figurant dans ces zones sont toutes différentes, tu es probablement en présence d’un véhicule ayant eu au moins trois propriétaires différents.

Dans le même ordre d’idée, sois très prudent et demande des explications précises lorsque la zone « date » et la zone « date et N° certificat précédent » mentionnent des dates proches l’une de l’autre (moins de 6 mois). En effet, lorsqu’il y a trafic de véhicules volés ou remise en circulation d’épaves, il est très fréquent d’assister à des changements de propriétaires successifs et rapides pour brouiller les pistes. Tu veilleras d’ailleurs à éditer toi-même le certificat de non-gage de la moto (document facilement falsifiable).

Dernier contrôle à faire, vérifie que le numéro inscrit sur la carte grise dans la zone « numéro dans la série du type » correspond bien à celui figurant sur la moto. Il doit avoir une longueur de 17 caractères et peut être trouvé à 2 endroits du véhicule suivant les cas :
– sur le châssis du véhicule (frappé à l’aide de poinçon ou gravé sur une pièce essentielle de manière à ce qu’il ne puisse s’effacer accidentellement ou s’altérer. Il doit être placé de manière visible sans qu’un démontage ne soit nécessaire) ;
– sur la plaque constructeur.

Pense à demander également si le proprio est en possession :

  1. du double des clefs
  2. du manuel d’entretien
  3. de la trousse à outils
  4. de toutes les pièces d’origine qu’il aurait modifié

Et surtout, pas de précipitation si tu as un doute… Le proprio va sûrement te dire qu’il y a 3 autres acheteurs sur le coup et que le premier qui pose le chèque sur la table repart avec. C’est peut-être vrai, mais ne te précipite pas pour autant !
Réfrène ton enthousiasme, ne cède pas au coup de cœur. Un achat impulsif est souvent source de regrets. Une super bonne affaire est (presque) toujours suspecte. Une bonne affaire est rarement seule et unique. Il y en aura d’autres !

INSPECTION PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE

Câbles La poignée d’embrayage et le levier de vitesse doivent revenir facilement et ne pas être durs. En profiter pour vérifier l’état des câbles en sortie de levier.
Cadre Bosse sur le réservoir. Traces de rouille, éclats de peinture. Peinture abîmée ou refaite. Correspondance du numéro de cadre avec la carte grise !
Circuit électrique La moto doit tenir le plein phare, même moteur arrêté. Le démarrage doit être rapide et franc, moto froide. Vérifier tous les commodos et fonctionnement correct des différentes positions : clignos, klaxon, feu stop. Vérifier l’absence de chatterton et autres rafistolages qui ne sont pas d’origine.
Compteur Vérifier la concordance entre l’état de la moto et le kilométrage affiché. Rechercher les traces de démontage du compteur. Vérifier l’absence de buée dans les compteurs qui pourrait signifier humidité avec des problèmes électriques à la clef.
Direction La moto sur béquille centrale, et en appui sur la roue arrière, faire tourner le guidon de gauche à droite : il ne doit pas y avoir de point dur.
Échappement Rayures, présences de chutes ? Vérifier l’absence de corrosion, ou de boursouflures extérieures signalant une rouille sous-jacent. Vérifier si le pot est homologué.
Fourche Vérifier les tés ainsi que leurs butées et les tubes à la recherche d’éventuelles traces de chocs. Vérifier l’absence d’huile au niveau des joints spi. Au guidon de la moto, pompe : la fourche doit s’enfoncer et revenir sans à coup.
Freins État des disques (ni rayés, ni creusés). État des plaquettes (usure). Course et résistance du levier de frein. Niveau de liquide de freins.
Moteur Traces d’huile. Traces de chute sur les carters. État de la visserie, pour savoir si le moteur n’a pas été ouvert et remonté par un sauvage. Faire tourner le moteur : il ne doit y avoir aucun bruit suspect, ni claquement.
Pneus Types, usure (il doit rester au minimum 1 mm de sculpture), entailles éventuelles. Vérifier si l’usure est régulière.
Repose-pieds Biseautés ? Signe d’une chute.
Roues Voilage ? Faire tourner la roue pour le vérifier. Traces de chocs, notamment sur les jantes.
Suspensions Installé sur la moto, appuyer sur l’arrière de la selle, la suspension doit s’enfoncer et revenir sans à coup.
Transmission État des dents de la couronne. Tension de la chaîne, points durs en faisant tourner la roue. Pour les cardans, vérifier l’absence de fuite d’huile et de craquement lors de l’essai.
Lucile
Lucile
Passionnée de 2 roues depuis ma plus tendre enfance, j’ai passé mon permis gros cube à 21 ans et écumé les routes de ma Haute-Savoie natale et alentours pendant plus de 10 ans avant de me résoudre à un constat réaliste : essayer de prendre les points de corde sur route est un jeu dangereux pour lequel les cartes "chance" distribuées sont limitées... C’est ainsi que je me suis retrouvée sur piste en 2013 avec mon conjoint lui aussi passionné ! Et autant vous dire que le virus a vite pris et c'est même transformé en passion commune !!! Aujourd’hui ma pratique de la moto se limite à la piste en roulages libres et également compétitions, tout en restant une adepte du 2 roues pour les déplacements pro… Mais en scooter ! A travers mes articles, je tacherai donc de mettre à profit mes compétences de professeur (mon métier) et de motarde/pistarde au service d’articles variés pour te partager mes expériences, connaissances, conseils et astuces !
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