Saison MotoGP 2015 un grand gâchis !

J’ai longuement hésité avant de rédiger un article sur l’issue de cette saison MotoGP en me disant qu’avec le temps mon exaspération allait se dissiper. Mais non, après une petite semaine elle s’est transformée en amertume voir en un profond sentiment de tristesse. C’est un ressenti qui je crois est partagé par l’ensemble des amateurs de MotoGP que nous sommes. Et pourtant, on n’a pas autant vibré depuis longtemps au cours d’une saison en catégorie reine… Sans faire injure aux autres pilotes, et notamment à Pedrosa irréprochable jusqu’au bout, la triplette de talents composée de Marquez, Lorenzo et de Rossi nous aura fait monter en température comme jamais. Je me suis surpris à faire de nouveau des sauts sur mon canap en matant un Grand Prix. Alors c’est vrai, vous me direz qu’en tant que fan de Valentino, la perspective de la décima a contribué à décupler mes émotions. J’y peux rien j’ai grandi en regardant ses exploits à la Tv.

Mais bon voilà, on est monté dans les tours durant la saison jusqu’au #SepangClash et redescendu en plaisir à une vitesse grand V pour s’achever en un simulacre de compétition. J’aurais pu rédiger des lignes et des lignes sur le comportement incompréhensible du fougueux Marquez en course qui se transforme en escorte lors du dernier GP ou alors sur l’étonnante attitude de Lorenzo lors du podium en Malaisie et de ses déclarations malhabiles mais non, les livres d’histoire retiendront que le Majorquin a été sacré champion du monde. Un point c’est tout. Je vous invite toutefois à lire le très brillant post de lolo Cochet sur nos champions aux égos un peu démesurés.

photo-moto-gpNon, car avec le recul je me dois d’écrire que même mon idole n’a pas non plus défendu les valeurs du sport que nous aimons tant et de comparer son geste à Sepang au plus célèbre des coups de boule du monde un soir de juillet 2006. Si Zidane n’avait pas cédé aux provocations de Materazzi à Berlin, le maillot de l’équipe de France arborait deux étoiles et Zizou serait devenu notre Pelé national… Alors imaginez un instant, si Rossi avait puisé au fond de lui-même pour rester zen en Malaisie gesticulant à tour de bras sur sa Yamaha pour démontrer le comportement absurde de Marquez avant d’être sacré à Valence ? Du statut d’idole, Rossi serait devenu un dieu vivant…

Je crois que l’équipe de France de football ne s’en est jamais vraiment remise ni ses fervents supporters d’ailleurs… Espérons que nos pilotes puissent tirer les leçons de cette saison car il en va de l’avenir du MotoGP.

1 réponse

  1. Voilà mon avis avant même la lecture de ton article :
    Dans ce contexte de “passionnés”, difficile d’écrire un article sur le sujet sans que des dizaines de “connaisseurs” viennent donner leur avis du fond de leur canapé (et je ne parle pas de Facebook).
    Je vous arrête tout de suite, je ne me sens pas plus connaisseur que ceux-là. Je ne suis pas supporter d’un pilote en particulier. Je suis fan du spectacle, de la bagarre fair-play sur la piste. Ce qui, j’ose l’espérer, nous fait tous vibrer. Rien de mieux qu’une victoire acquise après de nombreux dépassements…
    La saison maintenant terminée, force est de reconnaître que c’est l’amertume et la déception qui me semblent ressortir de tous les propos que j’ai pu lire. Le championnat motoGP s’annonçait pourtant terriblement serré au lendemain du GP du Qatar…
    Je reste très déçu par ces 2 derniers GP. Des attitudes anti-sportives de Marquez, Rossi et Lorenzo, des “fans” qui manquent encore et toujours de respect à Lorenzo (trop souvent maladroit dans sa communication, n’a-t-il pas les moyens de se faire conseiller ???). On n’aura jamais autant parler du motoGP cette saison mais à qui cela profite-t-il réellement ?
    Les scandales financiers de cette année (Forward, CWM) n’aident pas à crédibiliser ce qu’est devenu le motoGP aujourd’hui. Je ne suis pas utopiste : bien sûr que ce sont les intérêts financiers des sponsors qui financent les équipes. La course aux $$ en est rendu au point que la plupart des pilotes (surtout en moto3 et moto2) doivent ramener un budget de plusieurs centaines de milliers d’euros pour avoir le droit de risquer leur vie sur un circuit (au profit des marques cousues sur leur cuir et dans l’espoir d’acquérir le saint Graal de la victoire voire du titre mondial).
    Je terminerai simplement par un peu d’optimisme avec les performances que nous ont montré les Vinales, Smith et Pedrosa.
    Vivement 2016 !!

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