LA ICASQUEDATE 2 PAR FRED…

Jeudi 6 juillet : La pression monte, villa des beaufs.
Quand je prends la route, direction Le Luc pour récupérer les clefs de la villa louée pour accueillir nos YouTubers, je ne suis vraiment pas serein, un peu anxieux même. En 2016, au moment de se lancer dans cette aventure, on savait pas vraiment où cela nous mènerait, aussi, tu réfléchis pas et tu avances sans te prendre la tête. Après une première correctement réussie en milieu de semaine, on a senti très rapidement que la seconde édition organisée un samedi allait prendre une autre dimension. Énormément de demandes sur les réseaux sociaux, un nombre d’inscription qui explose pour le roulage, des motards qui passent dans nos locaux, le compteur de participants qui s’emballe sur la page de l’événement Facebook…cela sentait bon le Big Event ! Revers de la médaille, du coup ça te met cash la pression avec cette obligation ne surtout pas décevoir tous ces gens qui vont se déplacer à la ICASQUEDATE 2 et parfois de loin.

Bref, je récupère les keys de la maison qu’on surnommera très vite ensemble la Villa des Beaufs. Le proprio est sympa, d’ailleurs, je stress un peu pour sa baraque car avec les agités qui vont débarquer ici, la pauvre elle va ramasser. Check in fait, en route vers le supermarché, je vais m’occuper de remplir le frigo. Pas une mince affaire, Michto m’a fait une liste de bouffe longue comme le bras. Ps : ne surtout pas oublier l’Oasis Tropical. Mission réussie, caddie plein, retour au bercail plus qu’à attendre nos hôtes.

Alors là, j’aurais pas misé un kopeck dessus mais le premier à débouler c’est Jorian avec sa camionnette ADA. Depuis le début, il m’a clairement dit qu’il ne voulait pas faire de la piste et profiter de la journée pour rencontrer sa communauté mais le jour où sur notre groupe de discussion Twitter, il nous a balancé qu’il n’avait pas le permis moto, tout le monde est resté sur le cul. Le meilleur d’entre nous, n’a pas son permis moto…Incroyable. Jorian, il est comme sur ses vidéos, il bouge partout, toujours à fond et à l’arrache. Dans sa fourgonnette, quasi rien, une vieille 125 cause pas de permis et 2 / 3 jouets électriques pour faire le con mais surtout pas un short ni maillot de bain dans le sac. Aussitôt arrivé, aussitôt reparti en quête d’un maillot. Arrivent ensuite en provenance de Lorraine, le Nouch et Kika, ça fait plaisir de les revoir. Depuis la première année de notre partenariat avec Kika, où il n’avait pas encore la majorité, il est devenu un homme le minot. On grandit avec lui. Bitume égal à lui-même, et comme attendu, il est chaussé de ses tatanes. En moins de 5 minutes, il me balance ses tatanes de merde à la gueule et me traite de tête de cul…Content de te revoir ma couille, sacré personnalité 100%BITUME.

C’est au tour de Bibix de se poser à la villa avec son bolide. Il a quand même calé du Sud de Paris en Zx10r qui fait un bruit de ouf selon Kev, belle motiv. Grand gaillard le Bibix d’une extrême gentillesse, c’est la première fois que je le rencontre. Jorian est de retour et a récupéré un short, photos des bécanes devant la piscine, baignade, premier barbecue et il est déjà temps pour moi de rentrer sur Nice car la journée du lendemain va être longue.

Minuit trente, je me pose chez moi. Check des textos, mails et réseaux sociaux. Toujours des angoisses chez les pilotes sélectionnés pour le roulage, j’ai pas de combie, pas de bottes à ma taille, ma bécane est en rade, j’ai pas de remorque pour venir… Bref, la pression monte chez eux aussi, mon tél ne cesse de biper  Juste avant de fermer l’œil, je jette un œil sur instagram et là je découvre sur la story de Jorian des runs de kart dans la villa. Keep cool, tout va bien.

Vendredi 7 juillet : Putain de camtar, 37 degrés !

7h00 : Petit café et direction les locaux d’iCasque pour charger le camion loué uniquement pour transporter le matos. Qwerty vient d’arriver par avion en provenance de Bruxelles à la concession Honda attenante à iCasque. J’avais dit à Julien, voyage léger car tu récupèreras une Hornet préparée pour la piste afin de te rendre de manière autonome à la villa. Sapin Man a déboulé à Nice avec une valise en soute de 23 kg…Elle finira dans le camtar. On est 4 à faire les gros bras pour le chargement, je sais d’avance qu’on va en chier. C’est parti pour 45 barnums, 3500 casquettes, la signalétique bâches, banderoles, windflags, le shop iCasque, les enceintes de son, de la déco, des outils, la valise de Qwerty...et pour conclure une MSX jaune pour le fun et aussi pour se déplacer sur l’immense base du circuit du Var.

Camion plein, on prend la route avec Jérémy le boss d’iCasque, il est 11h30 température extérieure 34 degrés, bien entendu la clim marche pas.

Petit arrêt au Mcrado pour reprendre des forces, on débarque dans le Var sur le circuit du Luc vers 14h. Le thermomètre est monté à 37 degrés, l’aprèm va être hard. Littéralement on cuit à tout déballer et installer, un grand merci aux âmes charitables qui sont venues proposer leur aide. Les Vikings installent aussi leur matos côté Paddock. Du côté de Nice, c’est au tour du Lillois Walane de venir chercher sa Hornet pour rouler jusqu’à la Villa. Contrairement au Belge, le Pissou a bien respecté les consignes, petit sac léger dans l’avion et gros choc thermique pour le Nordiste Bobo. Pendant ce temps là, Kika, Bitume, Bibix et Jorian baladent sur les routes de Provence.

Marty le régional de l’étape les a rejoint avec d’autres YouTubers. El Gringos avait manqué la première édition, ça fait plaiz de le revoir. Pendant ce temps là, Qwerty fait trempette dans la piscine tandis que nous dégoulinons à installer le village de la ICASQUEDATE 2 #ChienneDeVie.

Le vent chaud souffle, de nombreux jeunes sont déjà présents, espérant un passage des Youtubers sur site. On cale des bières mais impossible de se rafraîchir.

19h c’est quasi fini, certains Youtubers font un passage dont « l’ancien », Mehdiator qui a rejoint le petit groupe. Au passage, je lui demande s’il peut surveiller de loin la meute à la villa. J’entends vite fait que Michto a des soucis avec son bestio, le roulage du lendemain semble compromis pour lui. Voilà, village installé, ça papote encore avec les minots sur place, puis tout le monde rentre à la villa.

La Team au campement s’est encore agrandit avec les locaux RideMyDream et Jo’La Douille, ça grouille dans tous les sens, maison, piscine, jardin. Le préposé Qwerty se charge de ravitailler tout le monde, non sans râler du manque de bouffe, quand y’a pas de frites, le Belge est perdu. Il manque toujours à l’appel, la seule femme de la maison avec la Suissesse Paulianef.

Près de 22h, enfin, elle arrive. La poisse, sa Ktm s’est cassée la gueule dans la remorque sur la fin du trajet. Rien de méchant. Bon toute la clique est arrivée à bon port.

Avec Jérémy on décide de les laisser entre eux et d’aller bouffer au Luc d’autant que le réveil du lendemain va être matinal. Sauf que passé 22h au Luc pour dîner, bin y’a plus dégain. On se retrouve comme deux vieilles merdes, le cul posé sur un gros caillou, à manger une pizza. Merci les camions pizz !

Samedi 8 juillet : Le tunnel de la ICASQUEDATE

4h45 quand le réveil sonne tu as envie de mourir c’est pas humain. Chance pour nous, l’hôtel qui nous accueille au Cannet des Maures accepte de nous faire le petit déjeuner. Pas de bol la machine à café ne fonctionne plus. Viennoiseries, douche puis MSX direction le circuit. Petit check du téléphone et tu découvres la photo de la nuit…

6h, la base de loisirs est encore calme, l’air frais du matin fait du bien. Certains sont arrivés durant la nuit et dorment encore. Rien ne présage le bordel qui va suivre…Les Vikings se posent, les pilotes sélectionnés pour le roulage arrivent tranquillement et achèvent leurs inscriptions tandis qu’on finalise les derniers préparatifs en courant dans tous les sens. Les partenaires comme Shark, Furygan ou encore le Journal des Motards prennent leurs emplacements respectifs. A coup de rupteurs, nos Youtubers arrivent en convoi de la Villa.

Il est déjà 8h du mat, brief des Vikings et on s’apprête à enchainer les premières sessions de roulage. En fait, cette journée va défiler à vitesse grand V comme si t’étais embarqué dans un tunnel à fond. J’en profite pour m’excuser auprès de tous ceux avec qui j’échange sur les réseaux et qui étaient présents (Bounty, Sharky, MotorFly, La Motarde, Maxity, …) mais avec qui j’ai même pas pu causer 2 minutes…

Passé 9h, les sessions de roulage s’enchaînent bien, des soucis de sono mais ça va. Je me fais juste la réflexion que la base de loisirs semble encore un peu calme et que c’est pas la foule des grands jours. Le temps de partager un café avec nos invités au VIP, rien de grandiose juste une salle climatisée pour se rafraîchir et se poser un peu, que le gars de la sécurité me cherche partout. C’est l’envahissement attendu. Les parkings débordent, il faut ouvrir la pinède pour le stationnement des voitures et barrer l’accès au village.

Côté piste, quelques chutes mais rien de méchant, Lucas Mahias envoi des baptêmes de folie et Adrien Chareyre met son Husqvarna en travers. L’ambiance est bon enfant, sourire et bonne humeur font la loi, les Bitume, Kika, Walane, Ponomareff, Paulianef et les autres sont ovationnés à chaque apparition, la ICASQUEDATE c’est bien leur journée.

 

Le shop iCasque ne désemplit pas. Les séances dédicaces et selfies sont interminables.

Avant le break du midi, les Switch Riders enflamment le circuit avec un show en mode US. Impressionnants les mecs !

Pause du midi, les différents spots barbecue sont assiégés. Chipo et Guez au programme. Tellement de monde que je me retrouve à faire moi-même les dwichs pour nos VIP, coup de chaud assuré. Le resto de la base de loisirs est lui aussi pris d’assaut, c’est à ce moment que tu réalises le succès de la seconde édition. Je veille au bon ravitaillement de tous nos invités et partenaires de l’événement et me nourris d’une Corona fraîche… La pause déj défile comme le reste de la journée. Ceux qui ont amené un moule bites pour profiter de la piscine me bénissent.

14h00, on est déjà en rade de casquettes, on a distribué gratuitement 3.000 couvre-chefs ! Les Switch Riders attaquent une seconde session de feu suivi de la reprise des roulages. La tension monte d’un cran car avec la chaleur, la canicule qui fait fondre le bitume, la foule qui harangue, nos pilotes souvent inexpérimentés sur piste qui en font un peu trop, les chutes se multiplient. Point culminant, une bécane des Vikings louée pour l’occasion à un pistard prend littéralement feu sur piste. Ouf le pilote est choqué mais ressort indemne. Le stress de la mauvaise gamelle monte. Voyant l’épave de la moto incendiée j’en profite pour demander à Biker Splash alias RideMyDream de bien vouloir faire une petite joke… Que de réactions sur les réseaux. Mdrrr.

Petit moment de détente passé, c’est toujours autant la folie sur la piste et dans le village où un burn improvisé des Switch Riders tourne mal faute de tee-shirt, gravillons incrustés dans le dos, ça pique ! Bam encore une chute sur piste, on décide avec Jérémy d’aller à la rencontre de tous les SuperMotards qui s’apprêtent à partir en session afin de leur demander plus de sagesse pour les derniers runs. En vain, ça chutera encore une dernière fois. Dommage.

18h00 voilà c’est fini, la base de loisirs se vide. Selon les gars de la sécurité, nous étions 5.000 à la ICASQUEDATE 2, c’est juste énorme et un flippant, autant de monde pour une seconde édition. Au moment venu, la réflexion de faire une 3 viendra mais pour le moment c’est l’heure de remballer tout le matos dans le camtar malgré l’épuisement général et le soleil qui sévit encore. Tout le monde est heureux, c’est cool. Nos Youtubers font les dernières photos avant de repartir vers la villa où les attends un gros barbec champagne pour fêter cette journée mémorable.

Il doit être près de 21h quand on finit de charger une nouvelle fois le camion. Direction l’hôtel, douche obligatoire avant de se rendre à la villa pour partager un bon moment. On trinque, Qwerty râle encore cette fois ci du trop de bouffe tandis que Moto Journal fait ses itws. La nuit tombe tranquillement, l’heure pour Jérémy et moi de s’éclipser morts de fatigue.

Dimanche 9 juillet : ZEN

Après une bonne nuit de sommeil, quel pied de se réveiller avec no stress. A l’hôtel du Cannet des Maures, la machine à café fonctionne de nouveau. Au petit déj, on croise des parisiens avec le tee-shirt de la ICASQUEDATE, la discussion s’engage, satisfaction d’entendre qu’ils ont passé une belle journée. C’est notre consécration à nous de vous entendre ou de lire que vous vous êtes régalés sur les réseaux sociaux. On s’en lasse pas. Je vais arrêter mon récit ici mais bien entendu, on a ramené le camion sur Nice, redécharger le camtar… histoire sans fin.

Merci à vous tous d’être venus aussi nombreux.

Merci aussi aux partenaires de cet événement.

Mention spéciale à tous nos Youtubers.

Retrouvez la vidéo de la #ICASQUEDATE2 ici

https://www.youtube.com/watch?v=4n3DsCVOv9g

Et l’album photos ici

http://blog.icasque.com/portfolio-view/retour-en-images-sur-la-icasquedate-2017/

1 réponse

  1. Très très gros V à toi Fred et à l’équipe de la icasque date 2 ! Merci.

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